jeudi 22 mai 2008

"Awa Dof bi"

JE vous promets que ce texte a été écrit avant que le fameux refrain "fou malade" ne deferle comme un oragan sur les ondes des radios senegalaises et ne casse tout sur son passage (de la pure tuerie !!!) Vous comprendrez d'ailleurs qu'après avoir entendu ce sublime texte de fou malade, je n'ais plus jamais osé afficher le mien ou que ce soit....jusqu'à aujourd'hui (bah le ridicule ne tue pas finallement)

"Awa Dof bi " ("Awa la folle")

Ils m’appellent « Awa dof bi »
Ils disent que je suis folle
Que je n’ai pas tout mon esprit
Que mon esprit il vole,
Qu'il ère dans la nuit
Leur monde, avec moi a été cruel
Mais j’ai aperçu une lueur dans cette ruelle
Je me suis vu attirée par elle
Depuis, dans cet autre univers je vis
Ici j’oublie tous mes soucis
Que leur monde m'a toujours servi
Ici je me sens belle,
Ici Je me sens reine
Ici je pousse des ailes
Ici je ne connais la peine
Ils disent que je suis sale,
que je suis en guenille
Mais dans mes haillons je suis étoiles
Les astres sont ma famille
Dans la rue ils m’évitent, ils me fuient,
Parce que je suis « Awa dof bi »
Et que je n’ai pas tout mon esprit...
Mais ont ils seulement bien réfléchi
A ce qui m a fait perdre l’esprit ?

jeudi 8 mai 2008

Médina

Médina la nuit
Médina la Jolie
Médina qui crie
Sabar effréné
Ryhtme endiablé
Medina qui danse
Médina en transe...

mardi 6 mai 2008

"J'ai pas les mots..."

Aujourd'hui encore je vais emprunter les mots de Grand corps malade ( mais comme je voudrais ne pas avoir à le faire !!!)
Pour une personne qui lit régulièrement ce blog.
Parce que j'ai essayé, mais ...


J'ai pas les mots

Il est de ces événements qui sortent tout le reste de nos pensées,
Certaines circonstances qui nous stoppent nette dans notre lancé,
Il est de ces réalités qu'on n'était pas près à recevoir,
Et qui rendent toute tentative de bien-être illusoire.

J'ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur,
J'ai lu au fond de tes yeux ce que signifiait le mot malheur,
C'est un souvenir glacial, comme ce soir de décembre,
Où tes espoirs brulant ont laissé place à des cendres.

J'ai pas trouvé les mots pour expliquer l'inexplicable,
J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable,
Je n'ai trouvé que ma main pour poser sur ton épaule,
Attendant que les lendemains se dépêchent de jouer leur rôle.


J'ai pas les phrases miracles qui pourraient soulager ta peine,
Aucune formule magique parmi ces mots qui saignent,
Je n'ai trouvé que ma présence pour t'aider à souffrir,
Et constater dans ce silence que ta tristesse m'a fait grandir.

J'ai pas trouvé le remède pour réparer un cœur brisé,
Il faudra tellement de temps avant qu'il puisse cicatriser,
Avoir vécu avec elle et apprendre à survivre sans,
Elle avait écrit quelque part que tu verserais des larmes de sang.

Tu as su rester debout et je t'admire de ton courage,
Tu avances la tête haute et tu traverses cet orage,
A coté de ton épreuve, tout me semble dérisoire,
Tous comme ces mots qui pleuvent que j'écris sans espoir.

Pourtant les saisons s'enchaineront saluant ta patience,
En ta force et ton envie, j'ai une totale confiance,
Tu ne seras plus jamais le même mais dans le ciel dès demain,
Son étoile t'éclairera pour te montrer le chemin....

Grand corps malade

lundi 5 mai 2008

"nuit"

Parce que j'aime grand corps malade. Parce que j'aime la nuit (toutes les nuits du monde sont miennes, elle m'appartiennent :-) ) Parce que quand j'écoute ou lis ce texte j'ai l'impression de l'avoir écris (rien que ça! ) heu sauf pour le coté parisien, et parce que je n'ai rien écris recemment à vous offrir .....pour mon plaisir, et celui de ceux qui aimeront, nuit de grand corps malade (extrait du dernier album "enfant de la ville")


Ça commence par un moment de flottement quand le soleil recule
Un parfum d’hésitation qu’on appelle le crépuscule
Les dernières heures du jour sont avalées par l’horizon,
Pour que la nuit règne sans partage , elle a gagné , elle a raison
En fait j’aime cette instant , j’ vois le changement d’atmosphère
Et si j’y pense un peu j’ me demande comment ça peut se faire
Ce miracle quotidien ,le perpétuel mystère qui fait qu’en quelques secondes on passe du coté obscur de la terre
Voici une note pour la nuit, les nuits, les miennes les tiennes
Je ne sais pas comment tu les vis moi mes nuits m’appartiennent
Je les regarde je les visite c’est mon royaume mon château
Je les aime et c’est tant mieux parce que j’aime pas me coucher tôt

J’ te parle pas des nuits parisiennes, des lumières et des décibels
J’ préfère celles du silence et d’ la pénombre qui est si belle
J’te parle pas des nuits en boite, celles des branleurs et celles des poufs
Je préfère les trottoirs vides quand la ville reprend son souffle
Comment exprimer ce que la nuit m’inspire
Ce qu’elle nous suggère et ce qu ‘elle respire
Ce moment d’obscurité qui met en lumière nos fissures
L’ambiguïté en manteau noir, la nuit fait peur, la nuit rassure
En tout cas c’ qui est sur c’est qu’elle influence nos cerveaux
Prend pas de grandes décisions la nuit tu sais jamais ce que ça vaut
Pourtant elle peut être parfois un moment d’ extrême lucidité
Et c’est souvent la nuit qu’ tu crois détenir la vérité
Chaque nuit la suspicion fête son anniversaire
Et quand tu croises un mec dans la rue il te matte comme un adversaire
Y’a des regards méfiants, menaçants ou pleins de panique
En tout cas c’ qui est bien la nuit c’est qu’ y a personne sur le périphérique
Et si t’as pas de voiture surtout loupe pas le dernier métro
Sinon tu raques un taxi ou tu dors avec les char - clo
Tu découvres alors que la lune n’est pas toujours blonde
Tu découvres la vraie nuit, son vrai rythme et son vrai monde
C’est vrai que la faune de la nuit est assez particulière
Y’ a ceux qui taffent ,y’a ceux qui sortent pour voir les putes ou boire une bière
La police est là aussi alors on peut se manger quelques claques
Quand on répond un peu trop fort lors d’un contrôle de la BAC
Dans ta nuit la journée qui vient de finir se reflète
Tu fais ton p’tit bilan , journée de galère ou jour de fête
Si t’as peur du lendemain tu penses aux proverbes un peu balourds
« la nuit porte conseil » ou bien « demain il fera jour »
Voici une note pour la nuit, douce nuit d’été, ou longue nuit d’hiver
Nuit calme et reposée ou nuit trop riche en faits divers
Nuit blanche lors d’une nuit noire où même la lune s’est dérobée
J’ te propose juste quelques photos de notre monde , face B
Voici une note pour la nuit qui nous a vu remplir tellement de pages
Qu’à cet instant je la fixe sur ma feuille comme un hommage
Elle offre au poète tellement d’heures sans bruit
A c’ qui parait la nuit tous les stylos sont pris</span>
grand corps malade.

vendredi 18 avril 2008

"Partir..."




Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».

Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai».
Et je lui dirais encore :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »

Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »


C'est ainsi que parlait CESAIRE, ce grand poète qui a marqué toutes les générations, de son incroyable plume rythmique et engagée.
Ces mots continueront à jamais de danser dans mon coeur et dans ma tête.

Il est parti, mais son oeuvre reste. Respose en paix Monsieur Le POETE !

lundi 7 avril 2008

Si j'étais Dieu

Texte écrit spécialement pour deux personnes spéciales à mon coeur : mon adorable frère et sa merveilleuse petite flamme oups sa merveilleuse petite femme je voulais dire :-)
Puisse votre couple avoir la solidité et la longévité de ses deux magnifiques babobabs qui ont fini par se fondre en UN.
Soyez heureux !!!!



Si j'étais Dieu,
Pour lui j'aurais ouvert les cieux
Dans son coeur j'aurais mis le feu
A la seule vue de ses yeux
Si j'étais Dieu....

Si j'étais Dieu,
Je lui aurais envoyé
Celle avec qui il pourrait parler des heures
Celle qui saurait entendre son coeur
Si j'étais Dieu...

Si j'étais Dieu
Elle écouterait ses silences
Elle comblerait ses espérances
Elle l'aimerait chaque jour sans différence
Si j'étais Dieu...

Si j'étais Dieu
Je l'aurais fait toujours lui sourire
Pour le beau, pour le pire.
Elle serait sa religion sa foi,
Elle serait sa passion, sa loi
Si j'étais Dieu...

Si j'étais Dieu
Avec lui, elle pleurerait de joie,
Avec elle, il rirait aux larmes
Elle serait son étincelle qu'on n'éteint pas
Ses rires, ses cris, son arme
Si j'étais Dieu...

Si j'étais Dieu
A ses silences, il donnerait une voix
A ses danses, il apporterait son rythme
il serait son ange, il serait sa joie
De l’amour, il lui chanterait l’hymne
Si j'étais Dieu....


Si j'étais Dieu,
Pour elle, il serait doux, il serait parfait,
Un garçon un peu fou, un éternel enfant
Le plus drôle, le plus grand, le plus aimant
Si j'étais Dieu...

Elle, alliage de force et de douceur,
Sous la plus belle des beautés
Lui, mélange de gentillesse et de sérénité,
Dans le plus généreux de tous les coeurs


Si j'étais Dieu,
Je les aurais unis !
Lui, parfait pour elle,
Elle, parfaite pour lui.
A leurs rêves, donner des ailes,
Les unir pour la vie ,
Le plus merveilleux des frères,
La plus merveilleuse des femmes ....
Je ne suis pas Dieu,
Mais Il a entendu ma prière
Il a envoyé Sa belle flamme
Dans leurs deux coeurs bénis
Il a fait d'elle sa femme,
Les a uni aujourd'hui !
Et encore et toujours je prie,
Et je dis au Seigneur Merci !!!


source image : http://www.hgi-mbeach.com/images/baobabs_amoureux.jpg

mercredi 12 mars 2008

Demain tu verras

Demain tu verras
Ca ira mieux incha Allah
Demain tu verras
Ta triste peine s’en ira
Demain tu verras
La sérénité te reviendra
Demain tu verras
Plus ton cœur ne pleurera
Demain tu verras
Je serais encore et toujours la
Laisse le temps faire mon ami
Et dès demain
Des deux mains
On y arrivera, je te promets !